Essai Mercedes-Benz Classe G G 450 d (2025)

Mercedes-Benz Classe G (2025)

La Classe G est sans aucun doute l’un des modèles les plus emblématiques de Mercedes-Benz, et ce pour un véhicule dont la production a débuté dès 1979. Récemment, l’iconique tout-terrain a bénéficié d’un léger restylage, l’occasion idéale de comprendre d’où vient précisément son attrait intemporel. Nous avons ainsi pris le volant pendant plusieurs jours de la G 450 d, la puissante version diesel mild hybrid de ce légendaire baroudeur.

Extérieur

Le design de la Classe G n’a plus vraiment besoin d’être présenté. Le mythique Geländewagen existe depuis 1979 et, bien que la deuxième génération lancée en 2018 ait été entièrement repensée, les lignes fondamentales et immédiatement reconnaissables ont été soigneusement préservées. Le facelift de 2024 ne déroge pas à cette philosophie. Les observateurs attentifs noteront quelques évolutions subtiles, comme l’ajout d’une lamelle horizontale supplémentaire dans la calandre, des boucliers légèrement redessinés, de nouveaux dessins de jantes ainsi que de petites optimisations visant à améliorer (ou plutôt à rendre moins défavorable) l’aérodynamique.

Une fois la motorisation choisie, la configuration de chaque Classe G débute par la sélection d’une ligne d’équipement extérieur. En plus de la carrosserie standard, trois variantes sont proposées : la robuste Professional Line, la luxueuse Luxury Line et la sportive AMG Line. Celles-ci peuvent ensuite être personnalisées davantage grâce à deux packs Night et à une multitude d’options issues du programme exclusif MANUFAKTUR. Les possibilités semblent véritablement infinies, à condition que votre budget le soit également.

Notre véhicule d’essai était équipé de la finition extérieure PROFESSIONAL Line. Celle-ci ajoute notamment des élargisseurs d’ailes supplémentaires, une calandre peinte couleur carrosserie, des protections anti-gravillons pour les projecteurs ainsi qu’un sabot de protection en acier inoxydable. Le pack Night additionnel apporte plusieurs éléments de design noirs et des optiques à teinte foncée. Les jantes standard argentées de 18 pouces ont quant à elles été remplacées par des jantes noires. Via le programme MANUFAKTUR, le choix s’est également porté sur la teinte de carrosserie Manufaktur Olive, associée à des pare-chocs et des extensions d’ailes noirs. Cerise sur le gâteau, notre modèle d’essai était encore doté d’une galerie de toit avec échelle.

Lors de la prise en main, la G 450 d était garée parmi une série d’autres modèles Mercedes-Benz flambant neufs, tous dans des versions haut de gamme luxueuses. Pourtant, aucun ne parvenait à rivaliser avec la présence de cette Classe G. Quelle silhouette imposante elle conserve, même en 2025.

Mercedes-Benz Classe G (2025)

Intérieur

À bord de la Classe G, nul besoin de craindre une ambiance spartiate. Depuis le facelift de 2024, l’habitacle marie habilement des éléments robustes à une présentation résolument moderne. Les principaux points d’attention sont les deux écrans de 12,3 pouces, dont l’un fait office d’écran central d’infodivertissement avec fonction tactile. Ce système peut également être commandé via le pavé tactile situé sur la console centrale, même si nous ne nous en sommes pas montrés particulièrement enthousiastes durant notre essai. L’écran tactile se révèle tout simplement plus rapide et plus intuitif.

La structure des menus du système MBUX est logique, sans pour autant être réellement à la pointe du segment. Mercedes privilégie de grandes icônes, ce qui limite l’affichage à trois menus simultanément et impose régulièrement de faire défiler les écrans pour trouver la fonction recherchée. En revanche, la présence de commandes physiques pour les fonctions de base, comme le réglage de la température, est particulièrement appréciable. Les raccourcis permettant de désactiver rapidement les aides à la conduite obligatoires — telles que l’assistant de vitesse intelligent ou l’assistant de maintien de voie — méritent également des éloges.

Comme pour l’extérieur, Mercedes-Benz propose une multitude de possibilités de personnalisation à l’intérieur. La qualité de finition est élevée et l’ensemble respire la solidité et le raffinement. Les sièges, dans notre cas élégamment habillés de cuir brun noyer et noir, offrent un excellent confort et se règlent électriquement via les commandes Mercedes bien connues intégrées aux panneaux de porte.

À l’arrière, l’absence de ligne de toit fuyante garantit une garde au toit généreuse. L’espace aux jambes est en revanche un peu plus compté, jusqu’à ce que l’on consulte la fiche technique et découvre que la Classe G, sans roue de secours, ne mesure en réalité que 4,6 mètres de long. De l’extérieur, on l’imaginerait aisément appartenir à une catégorie supérieure. La banquette arrière se montre confortable et le choix des matériaux y est tout aussi irréprochable.

Le volume du coffre atteint 640 litres et, grâce à l’absence de seuil de chargement, le chargement et le déchargement s’effectuent sans effort. En relevant d’abord l’assise puis en rabattant le dossier de la banquette arrière, le volume utile grimpe à 2.010 litres. On n’obtient toutefois pas un plancher parfaitement plat : un dénivelé d’environ 20 centimètres subsiste entre le compartiment à bagages et la partie située au-dessus de la banquette arrière.

Mercedes-Benz Classe G (2025)

Groupe motopropulseur

Sous le capot de la Mercedes-Benz G 450 d se cache un six-cylindres en ligne turbodiesel de 3,0 litres, associé à une technologie mild hybrid. Ce moteur développe 367 ch et 750 Nm de couple, auxquels s’ajoutent ponctuellement 20 ch d’assistance électrique lorsque la situation l’exige. La puissance est transmise aux quatre roues via la boîte automatique à neuf rapports 9G-TRONIC, permettant à cette Classe G d’abattre le 0 à 100 km/h en seulement 5,8 secondes et d’atteindre une vitesse maximale de 210 km/h.

La consommation moyenne annoncée selon le cycle WLTP s’établit à 9,2 l/100 km, pour des émissions de CO₂ de 241 g/km. Avec une capacité de 100 litres, le réservoir de carburant se montre heureusement généreux, ce qui permet encore de tabler sur une autonomie dépassant les 1.000 kilomètres.

Mercedes-Benz Classe G (2025)

Expérience de conduite

Cet essai marque non seulement notre première rencontre avec la version restylée, mais aussi avec la Classe G en général. Nous l’avons d’ailleurs constaté immédiatement en tirant pour la première fois sur la poignée de porte… sans succès. Logique, finalement, puisque sur ce modèle, il faut — depuis 1979 — appuyer d’abord sur le bouton intégré à la poignée pour ouvrir la porte. On apprend tous les jours. Il nous a ensuite fallu deux tentatives pour refermer correctement la porte. Sur la Classe G, cela demande nettement plus de force que sur n’importe quelle autre voiture moderne. Difficile d’y voir un défaut : cela correspond parfaitement au caractère brut et authentique de cet emblématique tout-terrain.

L’une des raisons pour lesquelles de nombreux automobilistes ont délaissé ces dernières années les berlines basses et les breaks au profit des SUV est la position d’assise plus élevée et donc un accès facilité. Avec la Classe G, c’est tout l’inverse : il faut littéralement grimper à bord. Cocher les marchepieds latéraux sur la liste d’options n’a donc rien de superflu.

Dès les premiers kilomètres, on profite pleinement de cette position de conduite surélevée. On domine littéralement la circulation, ce qui offre une excellente visibilité sur l’environnement. En revanche, les bruits aérodynamiques se font rapidement remarquer : sur autoroute, on perçoit distinctement le vent frapper le pare-brise quasi vertical, un phénomène encore accentué par la galerie de toit de notre véhicule d’essai. Le confort n’est pas non plus son point fort : sur chaussée dégradée ou en virage, la Classe G peut vite donner une sensation de roulis et de trépidations, une conséquence directe de son châssis à échelle.

Selon la configuration, la consommation théorique oscille entre 8,7 et 10,0 l/100 km. Autant dire que notre modèle d’essai équipé d’une galerie de toit ne partait pas avec les meilleurs atouts. Pourtant, après cinq jours d’essai, l’ordinateur de bord affichait une moyenne surprenante de 8,3 l/100 km. En adoptant une conduite mesurée, la valeur WLTP officielle se révèle donc parfaitement atteignable. Et avec un plein, on peut même tabler sur une autonomie dépassant largement les 1.000 kilomètres — une rareté devenue presque exceptionnelle à l’ère de l’électrification.

Lors des manœuvres de stationnement, on remarque que la Classe G est en réalité moins longue qu’on pourrait le croire. Avec ses 4,82 mètres, roue de secours comprise, elle s’insère sans difficulté dans une place de parking standard. Du moins en longueur, car sa largeur et surtout sa hauteur rendent encore de nombreux parkings souterrains inaccessibles.

Et puisqu’on évoque le hors bitume : la Classe G reste bien entendu une véritable référence en tout-terrain. Elle dispose de trois blocages de différentiel sélectionnables pour garantir une motricité maximale, tandis que la nouvelle interface offroad affiche désormais de manière claire et complète toutes les données essentielles liées à la conduite en dehors des sentiers battus. Cela dit, la majorité des nouvelles Classes G ne verront sans doute que rarement la terre ou les rochers. C’est pourquoi nous avons principalement concentré notre analyse sur son comportement au quotidien, sur route et en conditions de circulation normales.

Mercedes-Benz Classe G (2025)

Le prix : difficile à avaler

La Mercedes-Benz Classe G G 450 d affiche déjà un prix de base conséquent de 126.929 euros, mais comme souvent chez les marques premium, la facture grimpe rapidement dès que l’on s’aventure dans la liste des options. Notre véhicule d’essai était doté de la finition extérieure PROFESSIONAL Line (1.815 €), qui ajoute notamment des élargisseurs d’ailes supplémentaires, une calandre peinte couleur carrosserie, des protections anti-gravillons pour les projecteurs ainsi qu’un sabot de protection en acier inoxydable. Les jantes argentées de 18 pouces livrées de série ont été remplacées par des jantes noires, moyennant un supplément de 786 €.

La teinte de carrosserie fait également sensiblement grimper l’addition. En dehors des couleurs standard, le catalogue propose près de trente teintes exclusives MANUFAKTUR, affichées à des tarifs compris entre 4.780 € et 8.833 €. Pour notre modèle d’essai, le choix s’est porté sur la couleur Manufaktur Olive, facturée 4.780 € supplémentaires. Enfin, la galerie de toit montée sur notre véhicule représente un surcoût de 6.050 €.

La configuration exacte n’étant pas disponible, il est difficile d’établir un montant précis, mais tout porte à croire que le prix catalogue de cet exemplaire dépasse déjà largement les 140.000 euros.

Mercedes-Benz Classe G (2025)

Conclusion

Que la Classe G restylée excelle en matière de charisme, de caractère et de capacités tout-terrain n’est plus vraiment à démontrer. En revanche, ces cinq jours passés au volant de ce mythique 4x4 nous ont confirmé que la G 450 d mérite toujours pleinement sa place dans la gamme Mercedes-Benz en 2025. Entre les évolutions technologiques, l’association de matériaux haut de gamme, la qualité de fabrication irréprochable et une consommation qui se révèle étonnamment contenue au regard du gabarit et des performances, cette Classe G continue d’impressionner.

Le fait qu’elle demeure hors de portée financière pour beaucoup n’est peut-être même pas un inconvénient. Au contraire, cela ne fait que renforcer son aura et son pouvoir de fascination.

Vidéo

Découvrez la voiture de test en action grâce à notre vidéo POV. Vous verrez l’extérieur et l’intérieur en détail et entendrez les sons tels que vous les percevriez lors d’une conduite, grâce à notre enregistrement audio binaural spécial. Utilisez un casque pour une expérience optimale.

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